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Un Voyage Initiatique - Intro 2

Un Voyage Initiatique - Intro 2

Premier voyage

2004. La quête de sens et l’envie d’expériences profondes grandissent en moi et l’idée du Voyage s’impose naturellement.

Durant l’hiver une collègue de travail me parle de son séjour passé en Nouvelle Zélande : une terre sauvage aux paysages époustouflants où l’aventure attend à chaque tournant. Les étincelles dans ses yeux suffisent à me convaincre. Presque avec précipitation je réserve les billets d’avion pour Auckland. Quatre mois pour explorer, ressentir, me laisser guider. Ce sera mon premier voyage en solo.

Au mois de mai je pars sans avoir trop planifié, et je manque un détail important : les saisons sont inversées et l’hiver arrive en Nouvelle Zélande. Pendant deux mois je sillonne ce pays magnifique et envoutant à bord d’une vieille Mazda break, achetée d’occasion au marché d’Auckland et qui me sert occasionnellement de refuge la nuit. Je roule vers le sud et bientôt le froid hivernal a raison de mon endurance. Un nouveau cap se dessine : je revends la voiture et achète un billet d’avion pour la Nouvelle Calédonie.

Reiki

Début juillet, atterrissage à Nouméa. La chaleur m’enveloppe, et l’arrivée me rappelle celle à Tahiti 18 ans plus tôt. Cette sensation de lourdeur dans l’air, les effluves florales si agréables, le bleu éclatant du ciel, les cocotiers qui se balancent au gré du vent.

Quelques jours après mon arrivée je tombe amoureux d’une jeune femme. Elle est anthropologue et vit temporairement à Ouvéa au cœur d’une tribu kanake dont elle étudie le mode de vie. Le contact entre nous passe immédiatement. Elle m’encourage à partir en brousse à la rencontre des kanaks. Deux jours plus tard je lève le pouce sur le bord de la route en direction la côte Est.

Ce périple est une succession d’expériences éprouvantes et enrichissantes. L’histoire coloniale de la Kanaky me bouleverse ainsi que l’hospitalité de ses habitants. Les joints de cannabis circulent de main en main, et à chaque bouffée inhalée mon esprit se trouble un peu plus. Mon malaise grandit.

Un soir, autour d’un repas dans une tribu, une conversation attire mon attention. Il est question de Reiki. N’osant pas avouer mon ignorance je reste en retrait, intrigué. Le sujet passe rapidement et je ne suis pas certain d’avoir compris ce dont il était question.

Le retour en France est particulier, je me sens décalé et mal dans ma peau. Le mot reiki refait surface : il ne s’agit pas d’un art martial mais d’une technique de soin énergétique venue du Japon. Je décide alors de suivre une formation en Reiki dans le sud de la France.

Pèlerinage

2005. Une amie de Courchevel me propose de l’accompagner vers Saint Jacques de Compostelle, à pied.

Je n’avais jamais entendu parler du “Camino” et j’accepte sans hésiter. Inspiré par les paroles de Don Juan, j’aspire à suivre les “chemins qui ont du cœur”. Nous partons de Figeac, dans le Lot.

Quelques jours de marche et la routine s’installe. Mon amie est rentrée chez elle. Chaque matin c’est le même rituel : un bref petit-déjeuner puis je prends la direction de l’Ouest. Pas après pas, kilomètre après kilomètre, la magie du quotidien se déploie. Elle amène son lot d’épreuves, de récompenses et de rencontres inoubliables.

L’ouverture à une spiritualité universelle se fait naturellement. La marche journalière me nettoie et mon esprit s’éclaircit tandis que les signes se multiplient. Mes perceptions sensorielles s’aiguisent et mes mains deviennent plus sensibles aux ressentis énergétiques.

Déploiement

La graine a germé et le déploiement est en cours.

En allant jusqu’à Compostelle, j’ai touché du bout des doigts à la magie du soin et je désire maintenant aller plus loin. J’entame un parcours de développement personnel et participe à quelques stages. A Moissac, ville étape sur le Chemin, je vais apprendre avec Mickael les rudiments du magnétisme, de la méditation et de la réflexologie plantaire. Je découvre aussi la lecture d’aura, le concept de mémoire cellulaire et le décodage biologique. Autant d’outils pour grandir, pour guérir.

Mais le processus n’est pas linéaire et malgré ce travail de développement je me sens encore prisonnier de schémas limitants. Le doute et le manque de confiance en moi sont très présents. Je fuis les conflits, je ressens de la colère et de la honte. De la culpabilité aussi.

En grandissant, la graine en moi fait remonter des souvenirs enfouis et douloureux. Je traverse à nouveau une période de malaise et de décalage avec la société. La routine quotidienne “conventionnelle” ne me convient pas et lorsque l’opportunité d’aller vivre au Danemark se présente je saute sur l’occasion.

Cet article est sous licence CC BY 4.0 par l'auteur.